PERSONA GRATA 2017-04-24T11:43:54+00:00

P E R S O N A    G R A T A

1000 femmes sans maquillage, sans retouche.

1000 portraits

LA GENESE DU PROJET

Cette série de portraits, Olivier Vinot, photographe, l’a réfléchi de longs mois. L’engouement suscité par son précédent projet, Festina Lente, 1000 portraits de barbus réalisés sans retouche, le conforte dans l’idée que la quête d’authenticité qui l’anime est partagée par beaucoup. Dans une société qui tend à uniformiser la beauté féminine en lissant d’un masque toutes les singularités existantes, l’affirmation de soi est-elle un mirage réservé à une élite de top models et d’actrices ? Les femmes qui nous entourent, amies, collègues, amantes… se sentent-elles réellement libres d’assumer ce qu’elles ont ?

C’est pour apporter un élément de réponse à ces questions qu’est né Persona Grata, authentique témoignage photographique de 1000 personnalités féminines, où chacune est la bienvenue et libre de se montrer tel qu’elle est au naturel.

“Nous ne sommes nous qu’aux yeux des autres et c’est à partir du regard des autres que nous nous assumons comme nous-mêmes.”

JEAN-PAUL SARTRE

DERRIÈRE LE RITUEL, L’ENJEU

Dans son studio du 2ème arrondissement de Paris, Olivier reçoit ses modèles et respecte méthodiquement le même rituel pour chacune des séances : une demi-heure – 25 minutes pour faire connaissance et 5 brèves minutes de prise de vue, pour rester dans la spontanéité – le même cadrage, la même lumière, et la même couleur vestimentaire, du noir…

Ultime condition à respecter : poser sans maquillage, au naturel. C’est là tout l’enjeu : laisser tomber « le masque ». Une véritable mise à nu émotionnelle. Elles l’acceptent à tel point, que beaucoup retirent spontanément leur bijou. Elles délaissent l’apparat social pour se laisser capturer dans un moment de sincérité. Parfois fortes, parfois vulnérables toutes au final intimidées…

“L’apparence requiert art et finesse ; la vérité, calme et simplicité.”
EMMANUEL kANT

M O T I V A T I O N S 

Pour Olivier, notre société “markete” nos vies, hypertrophie nos égos. Nous sommes dans une quête permanente de validation de soi : à travers les réseaux sociaux généralistes, guettant les “like” et autres “j’aime” ; mais aussi pour trouver un emploi où nos compétences ne suffisent plus… le processus de sélection est quasi quotidien et laisse peu de place à l’improvisation et au naturel.

Le projet est participatif : aucun casting n’est réalisé. Elles savent au fond d’elles même qu’elles ont leur place dans le projet. Olivier Vinot ouvre la porte du studio à des femmes de toute origine, toute personnalité, et de tout âge (de 17 à 104 ans). Dès le début de la série, Olivier se rend compte que pour ces femmes, l’acte n’est pas anodin, elles se livrent le temps d’une séance. Le photographe, attentif, écoute les confidences, mais attention pas de méprise. Chacun est à sa place, pas de jeu de séduction le choix final est celui du photographe. La photo n’est jamais retouchée.

PERCEPTION 

Olivier cherche justement à montrer la beauté telle qu’on ne la voit jamais. Las des poses attendues qui nous font apparaitre sous notre meilleur jour, des filtres qui nous donnent bonne mine, des retouches qui gomment nos imperfections et balaient notre charisme, le photographe cherche à rétablir une vérité. Il en est convaincu : « à ne plus se voir, on ne sait plus qui on est ».

Qu’est-ce qui pousse une femme à se cacher derrière une façade ? Olivier a des bribes, de réponses, et une espérance : que les femmes s’interrogent sur leur image. En particulier celles pour qui la séance est une libération, et qui le reste du temps vivent étouffées, emprisonnées par leur image. Parfois, des larmes s’échappent… s’interroger sur l’image que l’on projette peut révéler quelques failles dans l’armure.

Se réconcilier avec son image prend du temps, ce n’est pas un long fleuve tranquille. A mi-parcours, sur 500 participantes, une femme, une seule, a demandé le retrait de son portrait. Accepter de ne pas contrôler son apparence n’est pas si aisé. Elle consentira finalement à rester dans la série, dans l’intérêt du projet.

Les autres modèles n’ont pas toujours réussi à voir dans leur portrait leur beauté qu’Olivier met en lumière. Confronter aux yeux de leur entourage, elles n’imaginaient pas à quel point la beauté et le naturel du portrait seront salués…

Mais qu’on ne se méprenne pas… le photographe ne prône pas un monde exempt de maquillage, mais un monde d’alternatives. La société a trop longtemps dicté aux femmes ce à quoi elles doivent ressembler, et ce choix doit être le leur. Grâce à Persona Grata, 1000 personnalités féminines témoignent, à travers l’objectif d’Olivier Vinot, que de la différence naît l’intérêt.

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